Angeline Y-M

COLLAGES

Le collage est une pratique intuitive. Face à des formes fragmentaires diverses et variées, il est presque naturel de les assembler pour leur donner du sens.

Nous avons horreur du vide. Et même si nous sommes aujourd’hui environnés par desœuvres et formes abstraites, il nous faut parfois lutter contre toute interprétation, toute paréidolie – consistant à associer un stimulus visuel informe et ambigu à un

élément clair et identifiable. Par exemple, voir dans les nuages des formes, des figurations jusqu’à en tirer des récits, des visages, par excès

d’anthropomorphisme.

Puisant la matière première dans les magazines féminins contemporains qui ont abreuvé ses dimanches matin depuis son adolescence, elle dissèque et transforme.

Le collage est une pratique intuitive. Face à des formes fragmentaires diverses et variées, il est presque naturel de les assembler pour leur donner du sens. Nous avons horreur du vide. Et même si nous sommes  aujourd’hui environnés par des œuvres et formes abstraites, il nous faut parfois lutter contre toute interprétation, toute paréidolie – consistant à associer un stimulus visuel informe et ambigu à un lément clair et identifiable.

Par exemple, voir dans les nuages des formes, des figurations jusqu’à en tirer des récits, des visages, par excès d’anthropomorphisme.

Puisant la matière première dans les magazines féminins contemporains qui ont abreuvé ses dimanches matin depuis son adolescence, elle dissèque et transforme.

Ses collages convoquent des représentations stéréotypées de la femme comme produit et objet. Angeline, elle, les décale, les difracte.

Elle y greffe aussi des monceaux d’images d’un autre temps, décloisonnant l’image de la femme actuelle pour créer une  mythologie personnelle. Ses « déesses », elle va les chercher jusque dans les affiches et autres publicités historiques, remontant pour cela jusqu’au début du siècle dernier et emprunte à l’Art Nouveau (Alfonse Mucha et confrères) comme aux artistes qui se sont emparé du collage dans l’histoire de l’art

moderne.

Si Boris Seguin fragmente ses affiches jusqu’à leur annihilation, Angeline Marcet, elle, détourne le symbole. Elle en fait une célébration discursive de visages et de corps où les mots sont des images, les plages colorées, objets, animaux et paysage, des éléments contextuels.